Le projet de budget 2026 du Ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a été adopté hier, en séance plénière à l’Assemblée nationale. Pour l’exercice 2026, le budget a été arrêté à 85 157 322 407 FCFA en autorisations d’engagement (AE) et à 81 063 116 254 FCFA en crédits de paiement (CP).
Sur les 165 députés inscrits, 135 ont pris part au vote, dont 11 par procuration. Parmi eux, 132 ont voté pour, un seul député s’y est opposé et deux se sont abstenus.
Toutefois, un fait a attiré lors de ce marathon, celui des échanges de propos entre le député Cheikh Bara Ndiaye et le ministre de la Communication, Alioune Sall. En effet, dans un discours mêlant reproches politiques et déception personnelle, le parlementaire s’en est pris au CNRA et au ministre de la Communication qui, selon lui, semblent ignorer les attaques sur les réseaux sociaux, contre le Premier ministre Ousmane Sonko.
D’où la réponse d’Alioune Sall qui, avec fermeté, accuse Cheikh Bara Ndiaye d’avoir créé une confusion entre les prérogatives de son ministère et celles du CNRA. « Il y a des confusions de rôle entre les prérogatives du ministère que je dirige et le CNRA… Les accusations portées relèvent d’un manque d’information, voire de la désinformation… L’honorabilité ne se présume point. Quand on porte la parole du peuple, on se renseigne avant de s’exprimer. Ce n’est pas la première fois. Les députés qui votent les lois ne doivent pas les ignorer« , a soutenu Alioune Sall.
Non sans rappeler que le CNRA est indépendant et rattaché à la Présidence de la République, et qu’il n’existe aucun lien hiérarchique ou fonctionnel avec son département ministériel. « Dire qu’on insulte un tel et que le ministre ne fait rien, c’est de la désinformation. J’espère que ce sera la dernière fois. Je pensais que c’était juste des propos de réseaux sociaux, mais quand ça arrive dans l’hémicycle, c’est grave« , renchérit le ministre, réfutant ainsi toute accusation de complaisance ou de silence face à d’éventuelles insultes.